28 mars 2007
Extraits - Damien Saez.
http://www.youtube.com/watch?v=1YfzYtugiYs
http://www.youtube.com/watch?v=hEuVWnKMMSM&mode=related&search
22 mars 2007
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« En France, lorsque vous vous lancez dans un projet, tout le monde vous explique pourquoi vous allez vous planter, constate la psychologue Violaine Guéritault. Il faut de l’héroïsme pour ne pas basculer dans la peur. »
Oui, c'est exactement ça. Mais je n'ai pas cet héroïsme. Personne ne m'appuie dans mes choix, soit, c'est comme ça. Mais n'est-ce pas l'accomplissement d'un désir qui reste le plus important ? N'est-ce pas la satisfaction personnelle que l'on tirera d'une expérience ? Moi je pense qu'il faut aller au bout de ses envies si on le peut. Et tant pis si on se plante, au moins on aura tenté, on aura essayé, on aura su. Moi je veux aller dans cette voie. Et la peur de ne rien trouver à la sortie ne m'atteint pas. Non, ce qui m'atteint, ce sont les critiques de chaque personne à qui j'en parle. Alors maintenant je n'en parlerai même plus. C'est ça que je veux faire, mais personne ne le saura plus. Personne. Et je continuerai à faire ce que j'ai fait des mois auparavant. Dire que je n'ai aucune idée de ce que je veux faire de ma vie, dire que je n'ai aucune envie, aucun but dans la vie, et passer pour une incapable, et passer pour une paumée, pour l'horreur de ma mère. Je préfère encore passer pour une paumée plutôt que de continuer à me faire détruire mes projets. Je préfère n'avoir aucun soutien plutôt que de devoir en plus supporter les tentatives de dissuasion. C'est ça que je veux faire, CA ! Et rien d'autre. Que tous les emmerdeurs aillent se faire foutre. Si je ne suis pas assez douée pour réussir, eh bien tant pis. Comme je l'ai dit, j'aurais au moins fait ce qui me plaisait, pour une fois ! On a toujours tout choisi pour moi. Tu veux pas faire latin ? Bah tant pis tu le feras quand même, comme ça l'année prochaine tu seras dans une bonne classe ! Mon cul oui, l'année suivante les macouilles ne prenaient plaisir qu'à m'emmerder. En cours, dans la rue.. Alors ok ce n'était qu'une option, soit. L'année suivante. Tu veux faire espagnol en 2e langue ? Nan, tu feras allemand. "Si je fais allemand j'te préviens j'en ferai exprès d'avoir de sales notes". Ouais, j'étais mauvaise. Moi je voulais faire espagnol, parce que la langue et la culture m'attiraient beaucoup plus. Alors, pour mettre tout le monde d'accord, j'avais proposé la solution de l'européenne espagnole. Tu vois maman, il n'y aura que des intellectuels, no souci no problème ! Mais ma mère ne voulait pas que je fasse espagnol, alors non seulement elle ne m'a jamais soutenue pour pouvoir atteindre les soit-disant 16 de moyenne générale requis, mais en plus elle m'engueulait en me disant que si je continuais je ne serais jamais prise. Et alors, puisque ça l'arrangeait. Alors après, rebelote. Tu veux pas continuer le latin au lycée ? Bah tant pis, tu continueras quand même. Tu veux pas faire S ? Bah t'as pas le choix, je te condamne à te faire chier pendant 2 ans ! Mais la suite, personne ne me la dictera. Je regrette sincèrement que personne ne me soutienne. C'est toujours la même chose. "Oh c'est bouché ça! et puis très peu y arrivent" et patati et patata. Et alors, je suis plus conne qu'une autre peut-être ? Moi je suis pas capable d'y arriver c'est ça ? Bah allez-y dites-le ! Quand ma soeur a voulu faire médecine, personne ne lui a dit qu'elle se rétamerait certainement la gueule ! Personne ! Ah c'est sûr en même temps ma soeur a toujours été félicitée, la petite prodige de la famille ! Bon, j'exagère. Elle n'a jamais été davantage mise en avant par ma mère. C'est la famille, juste la famille. Alors qu'est-ce qu'elle devient C. ? Ses études?? Et nia nia nia. Pendant 30mn à chaque repas on a le droit aux études de ma soeur. Depuis 6 ans. Ouais, ma soeur est sans doute moins conne que moi, j'veux bien. Et je ne souffre en aucun cas d'un sentiment de rivalité. Il n'y a pas de ça entre nous. C'est juste les réactions "des autres", encore "les autres" qui commencent à me péter les couilles que je n'ai pas. Alors je m'engueule avec tout le monde. J'envoie chier le premier qui me dit que ce que je veux faire c'est bouché. Je m'engueule avec ma soeur, je m'engueule avec ma grand-mère. Elles veulent juste me prévenir. Oui d'accord, mais je ne suis plus une gamine j'ai pas besoin qu'on me chaperonne. Cela part d'un bon sentiment et j'ai sans doute tort de m'emporter. Cependant elles n'ont pas conscience du fait que mes choix n'ont jamais été appuyés, et ça c'est pas évident à vivre au bout d'un certain temps.
Tout ça pour dire que maintenant je fermerai ma gueule. Voilà, oui tout ça pour en arriver là. C'était du gros défoulement ce soir... Pathétique.
19 mars 2007
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La nuit commence à tomber. Le cœur un peu peiné je décide de m’endormir, pour ne pas me détester ne pas me démolir. Le gris s’installe rapidement. Le cœur un peu abîmé je décide de lâcher prise, pour ne pas trop me juger ne pas faire de bêtise. Des images sanglantes s’installent dans ma tête, des souvenirs et des choses un peu bêtes. Alors pour ne plus les reproduire, je décide de m’endormir. Mais je dors mal les cauchemars m’assaillent et j’ai si mal, au bout d’une petite heure je m’entends faire un énorme bruit, je me réveille et je subis. La seconde suivante une lumière blanche m’aveugle, je soulève ma couette et le ciel tonne.
18 mars 2007
(Explication?)
http://www.youtube.com/watch?v=iQT03CEE670
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Des arrêts prématurés, des promesses d'adieu, des retraits ; et finalement un coeur qui subsiste et qui veille. Stopper quelques temps pour de bonnes raisons, oui. Stopper pour se protéger, se préserver, ou bien pour juste se retrouver. Ou encore pour... Mais je ne veux plus vous faire de "frayeur". Alors à présent, je ne tenterai plus de mentir en vous affirmant que j'ai besoin de partir. Si un jour "j'en ai besoin", je m'en irai doucement, sans vous prévenir, sans vous le dire. Ce qui me laissera le droit de revenir en paix. Partir n'était pas juste un caprice. Au contraire, c'était réfléchi. Maintenant que je n'ai plus besoin de fuir... Je m'excuse de mes abandons soudains, de mes retours. La prochaine fois, je me contenterai du silence. Et vous comprendrez.
11 mars 2007
Adieu, merci à tous.
http://www.youtube.com/watch?v=lBVaLWk7jsk
Les voyages en train, Grand Corps Malade
J'crois que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare,
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard.
Les trains démarrent souvent au moment où l'on s'y attend le moins,
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins,
Les témoins c'est tes potes qui te disent au revoir sur le quai,
Ils regardent le train s'éloigner avec un sourire inquiet,
Toi aussi tu leur fais signe et tu imagines leurs commentaires,
Certains pensent que tu te plantes et que t'as pas les pieds sur terre,
Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage,
Pour la plupart le train va derailler dès le premier orage.
Le grand amour change forcément ton comportement,
Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment,
Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place,
Tu choisis quoi une love story de première ou d'seconde classe.
Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage,
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages,
Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l'heure,
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur.
Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bât de l'aile,
Toi tu te dis que tu n'y es pour rien et que c'est sa faute à elle,
Le ronronement du train te saoule et chaque virage t'écoeure,
Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.
Et le train ralentit et c'est déjà la fin de ton histoire,
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare,
Tu dis au revoir à celle que tu appelleras désormais ton ex,
Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.
C'est vrai que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare,
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard.
Pour beaucoup la vie se résume à essayer de monter dans le train,
A connaitre ce qu'est l'amour et se découvrir plein d'entrain,
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure,
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.
Il est facile de prendre un train encore faut il prendre le bon,
Moi je suis monté dans deux trois rames mais c'était pas le bon wagon,
Car les trains sont crapricieux et certains sont innaccessibles,
Et je ne crois pas tout le temps qu'avec la SNCF c'est possible.
Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grèves,
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves,
Et y'a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention,
Mais forcément ils descendront dessus à la prochaine station,
Y'a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives,
Pour elles c'est trop risqué de s'accrocher à la locomotive,
Et y'a les aventuriers qu'enchainent voyages sur voyages,
Dès qu'une histoire est terminée ils attaquent une autre page.
Moi après mon seul vrai voyage j'ai souffert pendant des mois,
On s'est quitté d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi,
Depuis je traine sur les quais je regarde les trains au départ,
Y'a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare je me sens à part.
Il parait que les voyages en train finissent mal en général,
Si pour toi c'est le cas accroche toi et garde le moral,
Car une chose est certaine y'aura toujours un terminus,
Maintenant tu es prévenu la prochaine fois tu prendras le bus.
08 mars 2007
On pourrait presque croire que j'étais en train de travailler..
07 mars 2007
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J’aurais un secret à vous avouer. Oui, mais je ne peux pas. Un secret lourd à porter, tellement lourd, pourtant les gens ne se l’imagineraient pas… J’ai une lourdeur sur le cœur.. Oui, mais je ne peux pas m’en défaire, une lourdeur oppressante, si oppressante, que même les gens ne se la représenteraient pas… Encore ces démons qui peuplent mes nuits.. Oui, mais je ne peux m’en débarrasser, des démons arrogants, si arrogants que même les gens ne se les inventeraient pas… Et je me refuse le droit de vous dire que mes nuits sont peuplées de cette vermine destructrice, et je me refuse le droit de vous avouer qu’il y aura des cicatrices… Car si jamais je n’avais été pourchassée de la sorte, aujourd’hui ce point minime de mon existence est devenu le point culminant d’une crise de mon inconscience…
[Un secret est fait pour être dévoilé un jour, non ? Seuls les secrets de valeur méritent d’être bien gardés, celui-là ne valait pas le coup, je crois.]
04 mars 2007
...
Elle, elle sait.
Il y a très longtemps, les inconnus croyaient que nous étions jumelles. Physiquement nous nous ressemblions. Et malgré mon caractère beaucoup plus introverti que le sien, nous nous ressemblons toujours lorsque nous échangeons nos idées. Malgré tout ce qui nous a séparées, quelque chose nous lie encore. Les nombreux souvenirs peut-être. Les nombreuses journées passées ensemble lorsque nous avions 9ans. A Disney, dans des fêtes, à Harfleur et dans les restaurants. Le lit de l’hôtel que nous avions cassé, son père qui nous faisait danser et la journée à Rouen dans les magasins chics histoire de déconner. Malgré tout ce temps écoulé, je n’ai rien oublié. Et j’aurais même envie de revivre tout ça si je pouvais. Si je n’avais pas peur quelque part de me heurter à des dangers auxquels je ne suis plus préparée. Je me souviens des anniversaires, des bars et des soirées. De nos coups montés. Des autres. Il y avait nous, et les autres. Il y a toujours moi, et les autres ; toujours elle, et les autres. Pourquoi ne pas nous réunir après tout ?
03 mars 2007
Marcher ou bien crever.
Le temps s’est arrêté, pour quelques heures, quelques minutes. J’ai fait le vide dans mon esprit, dans mon âme, dans mon corps. Pourtant un malaise est resté. Une bête noire tapie depuis longtemps dans l’ombre de ma vie. A chaque pause je l’oublie. A chaque retour elle me dévore davantage. Son poison m’angoisse lentement, jusqu’à me figer dans l’impasse absolue. Un long tunnel sombre, empli d’autres bestioles qui tissent inlassablement leurs toiles en attendant que mes pieds se prennent dans leur soie fatale. Un tunnel humide dans lequel je m’éclabousse progressivement de honte et de mépris. Un tunnel dans lequel il est interdit de faire marche arrière. On ne peut qu’avancer, même lamentablement on se doit d’avancer... Un enfer, un désastre, un cauchemar pour moi.

