Ne regardez pas ici

Sentiments décrits au fil des textes.., intensité des émotions.., quelques écarts personnels....et réflexions en tant qu'humaine..

20 mai 2007

Blah blah blah

{Parce que c'est à cette période-là qu'on nous fait remplir les fiches d'orientation, parce que je coche des cases qui je le sais pertinemment ne me conviennent pas...}

Je me demande pourquoi pour une fois, je n'ai pas laissé mon esprit borné prendre l'avantage... Pourquoi il y a un an n'ai-je pas voulu être bornée (comme je sais si bien le faire quand je pense avoir raison), pourquoi n'ai-je pas laissé mon entêtement reprendre la relève afin de m'assurer un "avenir"... Je me suis battue pendant un an avec les principes maternels pour ne pas faire d'allemand.., pourquoi ne me suis-je pas battue de la même manière pour ne pas faire S ? Peut-être parce qu'une voix au fond de moi savait que je n'avais pas complètement raison. Et aujourd'hui où en suis-je ? Nulle part. Non, rien de précis. On ne peut pas dire que mon cas soit désespéré mais je suis loin d'être confiante. Et si moi aussi je demandais une TL ? (:P) Et à cause de mes piteuses performances dans 2 des matières les plus importantes, me voilà obligée de prendre spé maths, non mais alors ça c'est le comble. Je suis une littéraire dans l'âme et je vais me retrouver à tenter le bac le plus casse-gueule. En fait, je commence à me poser des questions, ne serai-je pas un brin SM sur les bords ?! Non non, c'est juste que je n'ai pas le choix. Oui c'est ça je n'ai pas le choix. Je suis dégoûtée de tout ce qui peut toucher à la physique, je n'ai jamais aimé la bio, alors, il ne reste que les maths, et puis les maths ça marche pas trop mal et je les ai rarement détestés. Avant la seconde, je les aimais même. Encore un an à me galérer, encore un an à en chier, à travailler ce qui ne m'intéresse pas. Enfin, un an c'est vite dit. Depuis un an déjà mon esprit tortueux (et torturé..) imagine le même scénario, eh oui, pour moi cela représenterait le scénario d'un film catastrophe... (la catastrophe étant bien évidemment redoubler une terminale dans la section détestée à cause de personnes qui n'auraient jamais capté mon penchant littéraire..) Alors, mais putain, qu'est-ce que j'ai hâte d'en avoir fini avec le lycée !

Le jour où j'aurais quitté le lycée commencera ma véritable vie ! [...]

(Ouais, c'était la phrase du soir, ça c'est d'la conclusion !..)

Posté par audrey_cqprlm à 22:01 - Démons de mes Nuits - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


18 avril 2007

Il.

papillons_fille

      Nous avions un jour médité sur le bleu, qu’il croyait être la couleur de l’espoir. Il avait dans ses yeux le bleu de l’incernable, le gris du mélancolique et le vert du marin. Il possédait le parfum de l’aimable, le goût de l’aimé et le toucher de l’aimant. Ses gestes, étaient ceux de l’amant averti, et ses mots étaient ceux du partenaire expérimenté. Il incarnait la douceur et la tendresse, la prudence et l’attention. Il était le merveilleux, le fragile et le semblable.
      Mais un jour, ses yeux prirent le bleu pour la couleur de l’intouchable, le gris pour la couleur de l'irascible et le vert pour celle du maléfique. Il posséda alors le parfum du danger, le goût de l’effroi et le toucher du bestial. Ses gestes, devinrent ceux de l'assoiffé insensible, et ses mots devinrent ceux du cruel insensé. A dater de ce jour, il incarna la répugnance et l’aversion, le fléau et l’affliction. Il devint le perfide, le néfaste et l’adversité.

Posté par audrey_cqprlm à 12:51 - Démons de mes Nuits - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 2007

.

« En France, lorsque vous vous lancez dans un projet, tout le monde vous explique pourquoi vous allez vous planter, constate la psychologue Violaine Guéritault. Il faut de l’héroïsme pour ne pas basculer dans la peur. »

Oui, c'est exactement ça. Mais je n'ai pas cet héroïsme. Personne ne m'appuie dans mes choix, soit, c'est comme ça. Mais n'est-ce pas l'accomplissement d'un désir qui reste le plus important ? N'est-ce pas la satisfaction personnelle que l'on tirera d'une expérience ? Moi je pense qu'il faut aller au bout de ses envies si on le peut. Et tant pis si on se plante, au moins on aura tenté, on aura essayé, on aura su. Moi je veux aller dans cette voie. Et la peur de ne rien trouver à la sortie ne m'atteint pas. Non, ce qui m'atteint, ce sont les critiques de chaque personne à qui j'en parle. Alors maintenant je n'en parlerai même plus. C'est ça que je veux faire, mais personne ne le saura plus. Personne.  Et je continuerai à faire ce que j'ai fait des mois auparavant. Dire que je n'ai aucune idée de ce que je veux faire de ma vie, dire que je n'ai aucune envie, aucun but dans la vie, et passer pour une incapable, et passer pour une paumée, pour l'horreur de ma mère. Je préfère encore passer pour une paumée plutôt que de continuer à me faire détruire mes projets. Je préfère n'avoir aucun soutien plutôt que de devoir en plus supporter les tentatives de dissuasion. C'est ça que je veux faire, CA ! Et rien d'autre. Que tous les emmerdeurs aillent se faire foutre. Si je ne suis pas assez douée pour réussir, eh bien tant pis. Comme je l'ai dit, j'aurais au moins fait ce qui me plaisait, pour une fois ! On a toujours tout choisi pour moi. Tu veux pas faire latin ? Bah tant pis tu le feras quand même, comme ça l'année prochaine tu seras dans une bonne classe ! Mon cul oui, l'année suivante les macouilles ne prenaient plaisir qu'à m'emmerder. En cours, dans la rue.. Alors ok ce n'était qu'une option, soit. L'année suivante. Tu veux faire espagnol en 2e langue ? Nan, tu feras allemand. "Si je fais allemand j'te préviens j'en ferai exprès d'avoir de sales notes". Ouais, j'étais mauvaise. Moi je voulais faire espagnol, parce que la langue et la culture m'attiraient beaucoup plus. Alors, pour mettre tout le monde d'accord, j'avais proposé la solution de l'européenne espagnole. Tu vois maman, il n'y aura que des intellectuels, no souci no problème ! Mais ma mère ne voulait pas que je fasse espagnol, alors non seulement elle ne m'a jamais soutenue pour pouvoir atteindre les soit-disant 16 de moyenne générale requis, mais en plus elle m'engueulait en me disant que si je continuais je ne serais jamais prise. Et alors, puisque ça l'arrangeait. Alors après, rebelote. Tu veux pas continuer le latin au lycée ? Bah tant pis, tu continueras quand même. Tu veux pas faire S ? Bah t'as pas le choix, je te condamne à te faire chier pendant 2 ans ! Mais la suite, personne ne me la dictera.  Je regrette sincèrement que personne ne me soutienne. C'est toujours la même chose. "Oh c'est bouché ça! et puis très peu y arrivent" et patati et patata. Et alors, je suis plus conne qu'une autre peut-être ? Moi je suis pas capable d'y arriver c'est ça ? Bah allez-y dites-le ! Quand ma soeur a voulu faire médecine, personne ne lui a dit qu'elle se rétamerait certainement la gueule ! Personne ! Ah c'est sûr en même temps ma soeur a toujours été félicitée, la petite prodige de la famille ! Bon, j'exagère. Elle n'a jamais été davantage mise en avant par ma mère. C'est la famille, juste la famille. Alors qu'est-ce qu'elle devient C. ? Ses études?? Et nia nia nia. Pendant 30mn à chaque repas on a le droit aux études de ma soeur. Depuis 6 ans. Ouais, ma soeur est sans doute moins conne que moi, j'veux bien. Et je ne souffre en aucun cas d'un sentiment de rivalité. Il n'y a pas de ça entre nous. C'est juste les réactions "des autres", encore "les autres" qui commencent à me péter les couilles que je n'ai pas. Alors je m'engueule avec tout le monde. J'envoie chier le premier qui me dit que ce que je veux faire c'est bouché. Je m'engueule avec ma soeur, je m'engueule avec ma grand-mère. Elles veulent juste me prévenir. Oui d'accord, mais je ne suis plus une gamine j'ai pas besoin qu'on me chaperonne. Cela part d'un bon sentiment et j'ai sans doute tort de m'emporter. Cependant elles n'ont pas conscience du fait que mes choix n'ont jamais été appuyés, et ça c'est pas évident à vivre au bout d'un certain temps.

Tout ça pour dire que maintenant je fermerai ma gueule. Voilà, oui tout ça pour en arriver là. C'était du gros défoulement ce soir... Pathétique.

Posté par audrey_cqprlm à 21:11 - Démons de mes Nuits - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mars 2007

.

La nuit commence à tomber. Le cœur un peu peiné je décide de m’endormir, pour ne pas me détester ne pas me démolir. Le gris s’installe rapidement. Le cœur un peu abîmé je décide de lâcher prise, pour ne pas trop me juger ne pas faire de bêtise. Des images sanglantes s’installent dans ma tête, des souvenirs et des choses un peu bêtes. Alors pour ne plus les reproduire, je décide de m’endormir. Mais je dors mal les cauchemars m’assaillent et j’ai si mal, au bout d’une petite heure je m’entends faire un énorme bruit, je me réveille et je subis. La seconde suivante une lumière blanche m’aveugle, je soulève ma couette et le ciel tonne.

Posté par audrey_cqprlm à 20:55 - Démons de mes Nuits - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mars 2007

..

J’aurais un secret à vous avouer. Oui, mais je ne peux pas. Un secret lourd à porter, tellement lourd, pourtant les gens ne se l’imagineraient pas… J’ai une lourdeur sur le cœur.. Oui, mais je ne peux pas m’en défaire, une lourdeur oppressante, si oppressante, que même les gens ne se la représenteraient pas… Encore ces démons qui peuplent mes nuits.. Oui, mais je ne peux m’en débarrasser, des démons arrogants, si arrogants que même les gens ne se les inventeraient pas… Et je me refuse le droit de vous dire que mes nuits sont peuplées de cette vermine destructrice, et je me refuse le droit de vous avouer qu’il y aura des cicatrices… Car si jamais je n’avais été pourchassée de la sorte, aujourd’hui ce point minime de mon existence est devenu le point culminant d’une crise de mon inconscience…

[Un secret est fait pour être dévoilé un jour, non ? Seuls les secrets de valeur méritent d’être bien gardés, celui-là ne valait pas le coup, je crois.]

Posté par audrey_cqprlm à 22:20 - Démons de mes Nuits - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mars 2007

Marcher ou bien crever.

Le temps s’est arrêté, pour quelques heures, quelques minutes. J’ai fait le vide dans mon esprit, dans mon âme, dans mon corps. Pourtant un malaise est resté. Une bête noire tapie depuis longtemps dans l’ombre de ma vie. A chaque pause je l’oublie. A chaque retour elle me dévore davantage. Son poison m’angoisse lentement, jusqu’à me figer dans l’impasse absolue. Un long tunnel sombre, empli d’autres bestioles qui tissent inlassablement leurs toiles en attendant que mes pieds se prennent dans leur soie fatale. Un tunnel humide dans lequel je m’éclabousse progressivement de honte et de mépris. Un tunnel dans lequel il est interdit de faire marche arrière. On ne peut qu’avancer, même lamentablement on se doit d’avancer... Un enfer, un désastre, un cauchemar pour moi.

                                   Eupalinos2

Posté par audrey_cqprlm à 21:19 - Démons de mes Nuits - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2006

Plainte.

A tout garder pour moi je finis par me perdre. A trop garder pour moi j’implose, et lorsqu’enfin j’ose clamer haut et fort ce qui ne va pas, ce qui ne me plaît pas, ce qui me blesse, alors je passe pour quelqu’un qui ne sait que se plaindre, que crier, et c’est la seule image que l’on garde moi, et c’est juste pire… Chaque parole, chaque phrase que je dis est accueillie avec plus de méchanceté et de moquerie que la précédente. Et c’est pire. Je me plains un petit peu (pour une fois !) et tout de suite On fait des généralités, On me rabaisse, et moi j’étouffe, et c’est un cercle vicieux, et c’est juste pire… Evidemment ça me donne la critique un peu facile, ce qui est interprété comme une jalousie de ma part. Je fais une remarque, je donne mon opinion, alors ça y est je suis jalouse ! Je suis jalouse de ma sœur, je suis jalouse de Sophie Marceau, et je suis même jalouse de Go Sport ! Je suis jalouse des gros bourges, jalouse des pétasses, jalouse des connards, jalouse des moustiques et jalouse de la musique !

Devrais-je juste me taire. Devrais-je juste en vouloir à ceux qui me blessent et laisser ma rancune croître en silence, puisque mes mots sont incompris, puisque mes maux sont déformés de tous. Et je ne suis rien, plus rien, parce que je me plains, parce que je suis jalouse et parce qu’on s’emmerde en m’écoutant jouer. Enfin, sur ce coup-ci je lui donne raison, moi-même je m’emmerde en jouant ce morceau alors je comprends très bien que ce soit pire pour un auditeur… Je ne l’aime pas, alors je ne le bosserai pas, et elle ne me lâchera pas, et ce sera juste pire.
Ce soir, on me file un morceau dissonant à déchiffrer en 5mn. Simple oui c’est vrai, mais On nous reproche de ne pas nous écouter. Je me permets de répliquer que c’est difficile d’écouter l’autre quand on ne connaît pas un morceau et en particulier quand le morceau est dissonant et défie toute loi musicale. Sur ce on me répond que c’est avant toute chose le travail du musicien d’écouter. Alors je ne suis pas musicienne. Ça doit être ça. Je n’ai pas ça dans l’âme, comme je n’ai pas la physique dans l’âme, comme je n’ai pas les sciences non plus. Il paraît que ce morceau était superbe. Je n’ai pas su l’apprécier.

Et puis mon permis, parlons-en de mon permis. Je vais en choquer plus d’un, mais non, je n’ai pas envie de passer ce p***** de permis. Conduire une voiture ne m’intéresse pas ! Je sais que de nos jours savoir conduire est indispensable, mais si j’essayais je serais un danger publique, je le suis déjà bien assez, je ne vais pas aller m’humilier davantage !

Puisque tout le monde est d’accord, le problème doit venir de moi, soit.

qd_j_aurais_retrouv__la_partition_vs_saurez_titre_compositeur

Alors, je repense juste à cette phrase « Subsiste l'espoir... la certitude qu'une tempête agonise toujours dans les bras d'un matin ensoleillé… » Et je mise tout sur cette jolie phrase ; merci à vous KBB.

Posté par audrey_cqprlm à 21:20 - Démons de mes Nuits - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 novembre 2006

.....

Je préfère déverser ma peine sur un pc plutôt que de verser des larmes parce que les mots qui sortiraient de ma bouche me feraient mal.

Non, vous ne saurez pas le début de ma réflexion ce soir.
En revanche, je peux vous joindre cet extrait d'une pièce en mi mineur pour ceux que ça intéresse.., d'un compositeur très connu chez les guitaristes : Heitor Villa-Lobos. Vous pardonnerez la mauvaise qualité du son, le bruit amplifié de mes doigts glissant sur les cordes et les deux ou trois petites "ratures". (Ben oui, je n'ai pas fini de le travailler.. Et encore, si j'avais pu vous mettre le début et la fin avec, il aurait eu davantage de force. Mais faute de taille, vous ne l'aurez pas, car c'est cette partie-là qui me correspondait ce soir.)

Etude_en_mi_mineur__extrait___Heitor_Villa_Lobos_

Posté par audrey_cqprlm à 22:36 - Démons de mes Nuits - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2006

REV

      Impression d'avoir un esprit totalement décalé par rapport au monde... Par rapport à vous tous... Alors que j'étais persuadée de ce que je soutenais... Persuadée que ce en quoi je croyais existait encore quelque part...
      Impression d'être complètement à la ramasse... De croire en un monde qui n'existe que dans mes rêves, dans ce que je voudrais qu'il soit...


      On m'a détruit mes rêves...


rev


Mes illusions devrais-je dire...

Posté par audrey_cqprlm à 20:14 - Démons de mes Nuits - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 septembre 2006

Jours étranges.

pensive

"Ils sont drôles ces jours, où tu te lèves et tu te dis que ça commence mal. Tu sens un malaise ; tu ne saurais dire lequel, ni le décrire. Pour qui, pour quoi ; ça restera dans toi. Persuadé que quelque chose va foirer, tu te stresses, un rien te stresse, le petit truc qui a changé, ce qui ne marche pas droit, ce qui trouble tes habitudes... Parfois quelque chose se passe, et parfois non. Non, rien de grave. Alors, pourquoi cette nostalgie ? Pourquoi ce sentiment de n'être pas aimé autant que tu le mérites, pourquoi cette certitude (enfin!), la certitude que les méchants, c'est pas toi.. Non, c'est pas toi. S'il y a un problème, et même si on t'accuse pour se libérer de la charge, toujours se fier à toi, analyser la situation ; et pour ne pas perdre confiance en toi, te rassurer en te disant que les méchants, c'est pas toi... Au moins, tu es à peu près sûr d'avoir évolué auprès de ces monstres ; à présent, tu sais te protéger. Tu sais reconnaître, enfin, que la faute commise, n'était pas de ton fait mais du leur ! « Rends à César ce qui appartient à César, et reconnais-toi pour ce que tu as été ce jour-là ». Oh oui, comme je retiendrai longtemps cette phrase !"

Posté par audrey_cqprlm à 21:44 - Démons de mes Nuits - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »